Mardi 16 septembre 2008
Il était une fois une famille de rats de champs...

Il y avait le papa rat des champs, la maman et les trois petis ratons.
Ils vivaient dans un trou qui pouvait sembler bien douillet vu de l'extérieur mais il était sous terre et les petits ratons avaient souvent envie de voir la lumière du soleil.
Le monde extérieur est dangereux pour les petits ratons, disaient le papa, et il leur interdisait de sortir pour leur sécurité. La maman rat des champs auraient bien aimé sortir elle aussi, elle révait de vivre dans un autre terrier mais elle n'osait pas dépasser le sommet de la butte. Alors pour rendre ça plus supportable, et plein d'autre choses encore, elle passait son temps à manger les grains de raisins qui tombait de la vigne d'à coté. Les plus mûrs, fermentés, la plongeait dans un oubli apathique...

Un jour, le plus grand des ratons décida d'explorer le monde malgré les interdictions de son père et il profita d'une sortie hors du trou pour gambader insouciant dans les près.
Mais de là où il était, il ne vit pas arriver la belette se frayant un passage entre les épis de blé. Il lui échappa de justesse mais celle-ci avait quand même eu le temps de le mordre.

Il retourna apeuré dans le terrier en ce disant qu'il avait fait une grosse bétise et qu'il ne fallait pas en parler, persuadé alors que son papa avait raison.

Mais les petits ratons vont quand même à l'école un jour ou l'autre et notre petit raton se fit alors des amis. Il n'osa pas parler de la belette mais il ne comprenait pas pourquoi eux n'avait pas peur du monde extérieur. Alors il fit semblant d'être comme eux, comme ça il aurait plus de copains.

Pourtant le petit raton était triste malgré tout. C'est alors qu'il comprit qu'il était enfermé dans le trou avec sa famille. Les autres ratons racontaient souvent leurs problèmes avec leur parents mais ça ne ressemblait pas aux siens.

En effet le papa rat des champs voulait protéger ses enfants de l'extérieur mais le pire mal venait de l'intérieur. Celui-ci était méchant avec les ratons, peut-être parce qu'il avait été malheureux lui aussi. Il était souvent en colère contre la maman et contre eux et il les battaient très fort. Les petis ratons se blotissaient alors les uns contre les autres en attendant que ça passe. Alors le papa rat des champs venait les voir pour leur faire des calins pour se faire pardonner, en leur faisant des bisous sur la bouche et en leur apprenant comment les rats des champs font des bébés pour qu'ils soient encore mieux préparés à l'extérieur quand ils seraient grands. Les ratons n'avaient pas envie de faire des bisous sur la bouche, ni d'être grands et ils ne voulaient pas apprendre à faire des bébés mais c'était mieux que les coups alors il fallait que le papa soit content.

Un jour notre raton décida de partir à la ville, il fit son baluchon et s'en alla sur la pointe des pieds. Il voulait voir le monde parce qu'il avait compris que le plus grand danger pour lui venait du terrier et pas de la ville. Du moins il ne voulait pas croire que cet endroit était le seul où il était en sécurité. Il fallait prendre ce risque parce que si le havre de paix était le tunnel sous la terre, là où l'on est seul et caché de tous, sans que les autres ne se doutent de ce qu'il pouvait s'y passer, alors il vallait peut-être mieux mourir au soleil.

La vie à la ville pour un rat des champs, c'est grisant. Il y avait tellement de choses à explorer que le raton ne pensait plus à la vie dans le tunnel. Jusqu'au jour où il fut temps pour lui aussi de faire son terrier.
Il avait beau creuser pour se faire son nid, il n'y arrivait pas. La terre s'écroulait toujours au bout d'un moment, causant l'effondrement de tout ce qu'il avait batti.

Il était très embété, il ne savait pas à quoi ressemblait un vrai terrier douillet, ni comment le fabriquer.
C'est alors qu'il décida d'en parler aux autres animaux.

La taupe lui dit:
 "Il te faut prendre toute la boue et la jetter le plus loin derrière toi. Comme ça le trou restera propre et il ne risquera plus de s'effondrer..."

La musareigne lui dit:
 "Il te faut choisir un trou solide, une crevasse dans la pierre, ça ne s'écroule pas la pierre"

Le coucou qui passait par là lui dit:
 "Ce n'est pas la peine de refaire un nid pour toi, ça ne sert à rien, profite de la vie, il y a des animaux qui ne sont pas fait pour avoir leur nid"

Le hibou protesta:
 "Ton trou doit être bien caché, quitte le la nuit quand il est dangereux et vas t'y reposer le jour quand il n'y a aucun danger."

Chacun des animaux avait une idée différente.

Finalement le raton décida qu'il devait trouver la solution lui-même. Il réfléchit et se dit qu'il fallait utiliser ce qu'il avait autour de lui pour y arriver. Il parti alors à la recherche de morceaux de bois pour consolider son trou en retenant la terre.

Et c'est ainsi que notre petit raton parcours encore le monde pour les trouver...




Par Inkan - Publié dans : Inkan de l' âme
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Mardi 16 septembre 2008

 -Quels sont les souvenirs les plus douloureux de votre enfance?

Je regarde la psy assise devant moi, le stylo levé prête à noter tout ce que je vais dire et je ne comprends pas la démarche. Pourquoi évoquer ce que je cherche à oublier et sortir ces anciens démons de leur placard?
Parce que je dois faire mon deuil m'a t'elle dit. 

  Alors je parle, doucement d'abord et ensuite un flot de souvenirs arrive, des images les unes après les autres, l'angoisse de chacune des situations m'étreint, les larmes restent pourtant coincées. Je n'arrive pas à pleurer.
Je n'arrive plus à pleurer, et pourtant ça me ferait du bien de reconnaitre que oui, ça m'a fait mal et ça m'a marqué au fer rouge.

Je la regarde, impuissant et je murmure:
Quand mes parents ont essayé de me tuer...
-Vous voulez dire, symboliquement?
-Non, physiquement.
Je ferme les yeux et je revois ma mère ivre, très en colère parce que j'ai balancé son whisky dans l'évier pendant qu'elle dormait. Elle me jette un regard haineux et se précipite vers un placard, ouvre une autre bouteille de rhum et s'arrose avec, indécente, vulgaire, lappant au passage de grandes rasades pour me provoquer et me faire mal. Je lui rends un regard désolé, et elle voit dans mes yeux l'horreur du geste. Alors elle me dit comme une démente qu'elle adore ça, qu'elle aime l'alcool plus que moi. Je réagis en ouvrant le placard à mon tour et en sortant une bouteille pour la jeter dans l'évier à nouveau en disant qu'elle se détruit et moi avec. Et là, je ne comprends plus rien, elle saisit celle-ci, la casse sur le rebord et menace de m'égorger avec le tesson pour que je lui foute la paix. Je me sauve en courant, les joues innondées de larmes, des sanglots dans la gorge... Je ne sais pas où aller mais je dois me sauver vite pour ne plus souffrir, pour ne plus voir l'horreur, pour m'éloigner de cette agression...mais je n'ai nulle part ou aller, je suis encore un ado...
Même sentiment quand mon père m'a posé le canon froid d'une carabine sur le front. Je voyais la folie dans son regard et je n'attendais qu'une chose c'est qu'il tire pour être débarrassé une fois pour toute.

-Les souvenirs de mon enfance sont jalonnés de violence, physique mais surtout psychologique...

Alors j'essaie d'en faire sortir un bon, un moment ensolleillé, je sais qu'il y en a eu...dans l'insouciance d'un jeu avec ma soeur, des amis...mais mon subconscient n'est pas d'accord, il me montre la main d'un adulte sur mes cheveux me forçant à descendre la tête pour me coller sur son sexe. Celui-ci m'étouffe et je veux vomir cet intrus qui viole ma bouche,avec ce consentement résigné de celui qui ne peut pas lutter. J'essaie de respirer comme je peux avec des hauts le coeur jusqu'au moment où je sens couler dans ma gorge ce truc horrible que je veux cracher de toute mes forces mais qui est déjà trop loin pour que j'y arrive. L'âpreté d'une fellation forcée c'est tenace et aucun dentifrice n'enlève ce goût qui me salit. Puis la brûlure dans la gorge quand je m'enfonce les doigts par la suite aussi loin que je peux pour que la dernière empreinte soit la mienne, pour vomir ce que je ne veux pas dans mon ventre, pour sentir la bile amer qui prouvera qu'il n'y a plus rien. Ce sentiment de me faire mal à mon tour mais pour mon bien...
Je frissonne en repensant à cette confusion qui m'envahissait quand ma culotte était souillée de sang et que je voulais la cacher pour ne pas me faire gronder. La question saugrenue qui me traversait l'esprit en me demandant si je devais moi aussi mettre un tampon là où ça saignait...
Un autre, une cave, la nuit...Je me suis fait punir pour une bétise d'enfant, je ne me rappelle plus laquelle. Je dors dans un carton trop petit, c'est le mois de novembre, la terre est froide, c'est une cave à charbon et c'est presque déjà l'hiver en Alsace. Je rêve d'une couverture, je pense à ma soeur enfermée dans la pièce à côté et je me demande combien de temps la torture va durer. Demain j'ai école, je serais fatigué, je suis en 6eme. il fait noir, il y a des souris, peut-être même des rats et je me dis que si je m'endors, ils viendront me manger. Mais je préfère encore ça que les coups de nerfs de boeufs infligés par mon père...Où alors pire, sa ceinture, celle avec des ronds en métal, celle que je le redoutais voir enlever...que ce soit pour me punir en me fouettant avec ou pour enlever son pantalon...

-je ne peux pas raconter certaines choses, dis-je à la thérapeute, elles sont si obcènes pour moi que les raconter en soit c'est une horreur indécente. Personne n'a envie de lire ça, de l'entendre, ou de le raconter... C'est en celà que je me sens souvent seul et incompris, muselé par l'anormal, souvenir comme une chair à vif qu'on ne peut cautériser avec des mots.

-Alors ecrivez-le...Vous avez le droit de pleurer vous savez?
-je n'y arrive pas (je pense que non, je n'ai pas ce droit et d'ailleurs la larme qui était en train de poindre s'est déjà évaporé, je sens que je retourne derrière la palissade sécurisante de "je ne ressens rien", je suis un robot sans émotion).

Mais alors que je cherche à faire le vide, mon cerveau cherche à le combler par des souvenirs, encore et encore. Sans émotions présentes mais avec des réminescences passées. J'essaie de prendre la distance nécessaire pour le supporter...Tout celà ne m'est pas arrivé, enfin il y a tellement longtemps que ce n'est plus moi. Maintenant plus rien ne peut m'atteindre... Vraiment? (je repense à ce matin là, il y a 15 jours, où je me suis réveillé terrifié parce qu'on s'était collé à moi pendant mon sommeil. Ce mal de ventre, cette peur froide et liquide qui s'etait violemment jettée sur moi pour ne plus me quitter de la matinée, ce souvenir d'un autre collé à moi, soufflant comme une bête dans mon cou).
Et en refermant la porte de la psy je me dis que je n'arrive même plus à me convaincre que ce que j'ai vécu était supportable...

Par Inkan - Publié dans : Inkan de l' âme
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Mardi 16 septembre 2008

 Une des choses sympa dans la colloc c'est quand on aime la même chose au même moment. Il y a un truc qu'on cultive avec Ether, c'est l'art délicat du vautrage.
C'est très difficile d'obtenir un bon vautrage, il faut déjà s'assurer que le portable est éteint ou en silencieux. Y a rien de pire qu'un coup de tel en pleine méditation devant "Sex and the City" et le pot de Macadamia. Comment abréger sans paraitre impoli une conversation qui s'éternise alors que, bin mince, quoi, j'étais callé là.... 
Il y a aussi le programme télé, alors je recommande un truc qui ne nécessite pas plus de trois neurones ( dont un utilisé pour la télécommande). Des exemples? Euh, oui certes, je sais pas, je dirais  "les maçons du coeur" "Relooking extreme" ou même "Fear factor" si on ne se couche pas de suite après (ça gâche un peu la digestion du saucisson et du fromage).On peut tenter Harry Potter si on veut conserver une certaine activité cérébrale.
Les coussins! A foison, partout sur le canapé sinon on lorgne sur celui du colloc en se disant qu'il serait bien sous notre dos.
A celà doit s'ajouter une couette, voir deux si on se la joue indépendant.
Derniers points, les clopes, la bouteille de coca light et le cendrier à portée de bras. Le distance idéal étant quand le bras peut resté légérement fléchi ce qui ne requiert pas de décoller une épaule ou de solliciter le moindre abdo.
Un chien et un chat comme doudous...
Voilà les bons ingrédients !
Par Inkan - Publié dans : Humour
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Mardi 16 septembre 2008


  Je me suis fait il y a longtemps quelques listes de choses à faire dans ma vie... Il y en a plusieurs, celles qui concernent mes aspirations profondes ou d'autres plus légères comme "liste des endroits où je veux aller", "liste de fantasme" ou "liste des trucs fous".

Aujourd'hui je prends celles des "trucs fous" qui ressemblent un peu à celles des endroits où je veux aller et je dresse un bilan, lol... Et la votre?



 
1. Lancer un caillou dans le Grand Canyon
FAIT

2. Faire un bain de minuit à poil dans le port d'une grande ville
FAIT

3. Boire un thé à la menthe au Sahara
FAIT

4. Nager avec un dauphin
FAIT

5. Faire du parapente au dessus d'un volcan
FAIT

6. Faire des ricochets sur la mer morte
A faire...

7. Regarder un coucher de soleil sur l'Opéra de Sydney
FAIT

8. Eviter une crotte de pigeon à Trafalgar square (et voir la mamie du bus s'en prendre une ce serait encore mieux)
FAIT

9. Acheter un joint dans un Smoky Shop à Amsterdam
FAIT

10. Chanter dans un karaoké du Edith Piaf en Inde
A faire...


Bon, la liste peut quelquefois changer aussi :)

Par Inkan - Publié dans : Inkan de l' âme
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Lundi 23 juin 2008

« Avec mon nouveau déo efficace 48 heures... »

« Mon mascara 24h... »

« Une vaporisation sur mes fringues et hop envolées les odeurs de tabacs ...»

Et le must du must :

« Mon déo 48 heures qui en plus me fait les aisselles douces que je n’ai plus besoin de me raser... !!! »

 

Perplexe j’éteins la télé. Alors c’est ça la nouvelle tendance ? Se laver un minimum, vaporiser ses fringues au lieu de les mettre à la machine ? La pub nous encouragerait-elle à être sales ?

 

Je souris et m’imagine la femme de l’an 2008 : Un ti coup de déo le matin, super ca tient 48 h et en plus pas besoin de se raser demain... Mascara à la truelle (pas besoin d’en remettre demain, il tient 24 h et donc j’évite la séance démaquillage). Une auréole sur mon haut, lingette nettoyante, fébréze pour l’odeur, même les serviettes hygiéniques sont plus absorbantes et tiennent longtemps, plus besoin de les changer régulièrement. Le soir venu, si un point fraicheur s’impose, nous avons le nouveau chewing gum qui remplace le brossage.

Que de temps gagné ! Et avec tout ça je peux faire la pouffiasse toute la nuit en boite et je reste fraiche et ça se voit...

Heureusement qu’il y a tous ces nouveaux produits, sinon on serait sale !!!

Par Inkan - Publié dans : Inkan de l' âme
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Samedi 14 juin 2008
Par Inkan - Publié dans : Inkan de l' âme
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Jeudi 29 mai 2008

Les heures s'écoulent lentement .
Tic tac me dit la pendule, il n'y a que moi...
Allongé sur mon lit, le regard fixé sur le plafond je cherche à trouver le sommeil qui me fuit. Et je m'ennerve encore plus, même lui m'échappe et je n'ai plus aucun controle sur des choses aussi simples que dormir.

Et je déteste ma vie, j'aurais envie de tuer cette partie de moi qui m'empêche de la vivre, d'avancer mais le fait est là, dans cette chambre, il n'y a que moi et cette partie là est plus forte la nuit. Je me bats contre moi même, j'appelle à l'aide,en silence, j'ai envie qu'on me serre dans ses bras en me disant que tout ira bien. J'ai envie de ne pas être seul même si c'est tout le paradoxe, je le recherche aussi. Je ne veux plus penser, juste être bien.

L'aube grise arrive et je distingue des formes fantomatiques, les démons sont au rendez-vous.Ils ont entendus l'appel et ils accourent. Les premières lueurs blafardes leur donnent une consistance. Un étrange ballet se déroule dans la pièce, ils me frôlent, me palpent, me goûtent.

La chaleur d'un autre corps à côté de moi chasserait ces frissons quasi électriques.Alors j' attends le soleil.

Je pense à l'exil que je m'inflige, celui d'une famille que je ne peux plus voir parce que j'estime avoir commis trop d'erreur, ou alors qu'elle en a trop commise. Celui de mes amis alors qu'ils ne demandent qu'à m'aider, qu'à comprendre alors que je joue les absents pour qu'ils me laissent sombrer dans l'oubli. Il y a du bon dans l'inertie. Ne pas faire de choix, c'est ne pas prendre le risque de se tromper et ensuite fustiger la vie parce qu'on a aucune responsabilité dans ce qui nous arrive. Et pourtant, au fond de moi, je sais déjà que j'ai tord. Je prends conscience que je me détruis, et ironiquement, je me dis que j'essaie de finir le travail que d'autres ont commencé (et que j'ai choisi avec soin de partager ma vie avec quelqu'un qui m'enfoncera aussi). Mais il y a quelque chose qui m'empêche même d'aller jusqu'au bout de ça. Un instinct de survie plus fort que toute tentative d'écourter cette vie. Dans les moments sombres (ou de lucidité), j'en viens à penser que ce n'est pas un instinct de survie mais tout simplement un biais pour souffrir, encore et toujours, pour expier, pour nettoyer la salissure de mon corps: être dans les limbes, entre vie et mort sans choisir l'un des chemins.

Je suis sorti de l'hôpital hier soir après avoir sauté par la fenêtre. Je n'ai pas voulu mourir, ni quoi que ce soit en fait. C'était une pulsion, dénuée de toute logique. La réponse à une douleur, une fenêtre ouverte, j'étais allongé sur le sol avant même d'avoir compris ce que j'avais fait et j'ai eu très peur rétrospectivement. Peur d'avoir pris le risque énorme de passer à côté de la vie.
Oui c'est étrange comme la douleur physique en étant en adéquation avec celle que j'ai dans mon coeur me fait éprouver que je suis fait de chair et de sang, et me rappelle à la notion de présent et de futur.
Comment tuer l'angoisse de ce qui va venir?Comment vais-je trouver l'énergie de me relever?
Seul le temps me le dira...



Par Inkan - Publié dans : Inkan de l' âme
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Mercredi 16 avril 2008

Je viens de raccrocher le téléphone et je suis mort de rire : ma nièce est trop forte !!!

 

J’étais allongé dans le canapé, au chaud sous ma couette, bol de thé, cookie et bon bouquin.... Profitant de ce moment que je m’octroyais à glandouiller, à ne faire plaisir qu’à moi quand le téléphone sonna.

Hésitation, j’ai la flemme de parler et je savoure ce moment ou je réponds et me tire de mon canapé douillet... C’est le fixe, seul les privilégiés dans mon coeur ont le numéro de la maison : seuls eux peuvent me joindre dans mon ultime refuge. Donc cet appel me fera plaisir.

Je décroche, c’est ma sister.

Bla bla, on papote, on se raconte les dernières nouvelles et ma nièce, trois ans, parle derrière et dit : c’est Tonton ? Je veux parler à Tonton.

Elle me gazouille alors son bonjour et je lui réponds que je l’aime très fort et que je lui fais des bisous. Stratagème pour écourter une conversation qui peut être longue ou que je devrais faire semblant de comprendre pour pas qu’elle pense que son tonton y comprend rien quand elle parle au téléphone.

Et là, pris en flag, je l’entends se retourner vers sa mère et dire, tonton y veut pas parler il dit qu’il me fait un bisou. Je souris, je suis stupéfait de voir qu’elle a compris la manoeuvre et je rattrape le coup. « Mais non ma puce, Tonton veut bien te parler... » Et me voilà demandant des détails sur le gout des gâteaux aux chocolats, sur qui il y avait aux goûter ou si c’était bien l’école (Ah, t’es en vacances ma puce...). Finalement ça m’a fait plaisir... comme quoi ma nièce, du haut de ses trois ans, s’est imposé à moi et m’a rappelé que l’on devait faire un minimum d’effort pour ceux qu’on aime.

 

Bisous mes z’amours ;)

 

Par Inkan
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Samedi 15 mars 2008
Ces heures comme les dunes du Sahara,
Qui s’étirent à chacun de mes pas,
Crissement du sable sous mes semelles
Quand ma sueur et mes larmes s’emmêlent
 
Tic tac dans mes veines, il n’est pas là
Clic claque ma peine, il est dans ses bras,
Quand mon coeur et mon âme s’en mêlent
Passion et raison qui se querellent...
 
S’ouvrent mes doigts le sable s’en échappe
Et à chaque autre seconde, je dérape
Coule dans mes veines un lent poison
La cruelle morsure de l’abandon
 
Tic tac cette satanée pendule
Me nargue pour que je capitule
Le brasier s’allume et me consume
Des cendres ne reste que l’amertume...
 
footprints-in-the-sand-leading-towards-mountain-death-valley-national-park-california-usa-tq-loung.jpg
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Lundi 3 mars 2008
Je rentre du boulot, m'assied sur mon canapé et commence à zapper ...Je tombe sur Shortbus. Les connaisseurs auront reconnu deux photos de ce film dans mon blog. Et comme à chaque fois je me prends à l'histoire et frissonne bouleversé par la justesse des paroles de la dernière chanson de Scott Matthews:


IN THE END

We all bear the scars,
Yes, we all feign a laugh.
We all sigh in the dark,
Get cut off before we start.
And as the first act begins,
You realize they’re all waiting
For a fall, for a flaw,
For the end.

There’s a past stained with tears.
Could you talk to quiet my fears?
Could you pull me aside
Just to acknowledge that I’ve tried?
And as your last breath begins,
Contently take it in
‘Cause we all get it in the end.

(Chorus) And as your last breath begins,
You find your demons’ your best friend
And we all get it in the end.

We all get it in the end.
Yes, we all get it in the end.




Par Inkan - Publié dans : Inkan de l' âme
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